Le blog officiel du collectif d'organisations syndicales, associatives, politiques & culturelles de Guadeloupe - L’unique voix du LKP en ligne

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dimanche 22 janvier 2012

Liyannaj Kont Pwofitasyon : An nou kontinyé fè nou konfians é pran chimen pou konstwi Gwadloup

GWAD­LOU­PEYEN, dèpi twa lanné LKP ka bityé pou NOU, ANSANM-ANSANM, konstwi “Péyi Gwad­loup”… !!! Adan on gran lava­las a fòs, balan, kon­syans, lan­mou é soli­da­rité annou kon­ti­nyé kon­so­lidé lini­fi­ka­syon èvè fyèté é détew­mi­na­syon.

2012 : NOU DESIDE, NOU PEKE FÈ DÈYÈ !

En 2011, nous avons beau­coup réflé­chi, ana­lysé et com­pris les rai­sons pro­fon­des du refus affi­chées par les ins­ti­tu­tions, l’Etat, la Région et le Dépar­te­ment de ne pas lévé NOU di gad, dè pa res­pèkté ayen yo sin­nyé, dè méprizé Tra­vayè é Pèp Gwad­loup.

LKP a grandi, s’est for­ti­fié. Ces trois années de liyan­naj d’expé­rien­ces, de par­cours de révolte, d’orga­ni­sa­tion col­lec­tive, de réap­pro­pria­tion de notre cul­ture, de nos mès é labi­tid , de NOU mêmes, nous ont per­mis de con­for­ter, d’enri­chir et de con­so­li­der notre con­vic­tion qu’il ne faut sur­tout pas bésé tèt ni konté si pyé a lézot pou maché.

Wi, sa sèten , LKP est un puis­sant mou­ve­ment de masse anti - colo­nia­liste et anti - capi­ta­liste, de nature poli­ti­que, social, éco­no­mi­que, cul­tu­rel et spi­ri­tuel. Ses objec­tifs sont clairs : détruire les rap­ports de domi­na­tion colo­niale et capi­ta­liste et cons­truire une autre Gua­de­loupe plus juste, plus équi­ta­ble.

Il s’agit pour NOU , de pour­sui­vre et de gagner le com­bat kont démou­naj a Fanm é Nonm Gwad­loup , entre­pris depuis des siè­cles pour faire de NOU des êtres sans ter­res, sans cul­ture, sans âme, sans his­toire, sans héros ; des êtres sans vie.

C’est là, toute notre his­toire, l’his­toire de la colo­ni­sa­tion, de la traite négrière, des dépor­ta­tions, des humi­lia­tions, des mas­sa­cres, au nom de la sacro-sainte mis­sion civi­li­sa­trice de la “métro­pole mère de patrie” davwa NOU PA MOUN , menée au pro­fit des capi­ta­lis­tes et de la cul­ture occi­den­tale.

Mais, c’est sur­tout l’his­toire de nos lut­tes, de nos révol­tes, de nos résis­tan­ces pour con­qué­rir la liberté, notre liberté, ce droit ina­lié­na­ble.

JÒDILA ! Nul ne peut dou­ter de la per­ti­nence de notre com­bat ! JÒDILA ! Du monde entier, les Peu­ples nous inter­ro­gent ! JÒDILA ! Du monde entier, les Peu­ples nous admi­rent !

On ne peut être petit et éclai­rer les lut­tes pour l’ave­nir des Peu­ples !

KA POU NOU FÈ ANSANM ?

D’abord nous con­for­ter nous-mêmes, nous con­vain­cre que nous som­mes des fem­mes et des hom­mes, kon tout moun si latè , dignes de nous bat­tre et de vain­cre.

Ni tan­pi­sou­plé , ni réfor­mer, ni amen­der, ni même négo­cier pou rété dou­bout . Mais nous met­tre debout, tout sim­ple­ment kon Fanm é Nonm vèw­ti­kal . Reven­di­quer cette pos­ture, pro­pa­ger et dif­fu­ser l’idée d’une con­fron­ta­tion déci­sive avec le sys­tème colo­nial et capi­ta­liste, telle est notre tâche du moment,jòdila é dèmen .

KI JAN NOU KE RIVE A BOUT ?

Nous som­mes de plus en plus nom­breux à pra­ti­quer, à dire et sur­tout à cons­truire notre Gwad­loup . De nom­breu­ses ini­tia­ti­ves et expé­rien­ces indi­vi­duel­les et col­lec­ti­ves, d’arti­sans, de petits com­mer­çants, de tra­vailleurs, d’agri­cul­teurs, de jeu­nes, de retrai­tés…, tous les jours nous ensei­gnent com­ment résis­ter, et mieux encore, nous ensei­gnent com­ment créer, afin de nous ren­dre quo­ti­dien­ne­ment capa­bles de rele­ver le défi de notre exis­tence humaine. NOU SE MOUN !

QUI MIEUX QUE NOUS CON­NAIT LES RICHES­SES DE LA GWAD­LOUP ?

Epi liyan­naj a Tra­vayè é Pèp dou­bout, épi bokan­taj, épi rézo annou, an kon­syans, an kon­fyans, dans un véri­ta­ble pro­ces­sus de cons­truc­tion col­lec­tive à visée révo­lu­tion­naire, nos actes d’authen­ti­cité ne pour­ront plus être ni bana­li­sés ni clas­sés au rang d’actions folk­lo­ri­ques. Epi soli­da­rité, épi lespwi a res­pon­sa­bi­lité,pétrie d’audace, l’auto­rité poli­ti­que devant nous garan­tir la pleine sou­ve­rai­netécon­ti­nuera à éclore pour mieux s’épa­nouir.

Sékonsa, an 2012 èvè lespwi LKP, adan balan LKP, AN MOUV­MAN, AN KON­SYANS, ANSANM ANSANM, TRA­VAYE E PEP GWAD­LOUP, il nous faut :

- FEDE­RER TOU­TES NOS RICHES­SES CRÉA­TRI­CES, CAPA­BLES DE NOUS OUVRIR LA VOIE DE LA SOU­VE­RAI­NETÉ ; 

  •  CON­VER­TIR TOU­TES NOS ENVIES DE CONS­TRUC­TION INDI­VI­DUELLE OU COL­LEC­TIVE EN UN VASTE MOU­VE­MENT, ADAN ON GRAN KONVWA POU KONSTWI GWAD­LOUP !

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe : REBEL­LONS-NOUS ! Refu­sons cette vie qui nous est faite. Refu­sons de sacri­fier nos enfants pour l’enri­chis­se­ment dè onti pilo pwo­fi­tan. LUT­TONS POUR :

- L’uni­fi­ca­tion des Tra­vailleurs, des orga­ni­sa­tions et du Peu­ple de Gua­de­loupe ; 

  •  Le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que, social et cul­tu­rel de la Gua­de­loupe ; 

  •  L’arrêt de la pwo­fi­ta­syon sur les prix des mar­chan­di­ses, de l’eau et des car­bu­rants.

- Refu­sons la remise en cause de nos acquis sociaux ! 

  •  Refu­sons le déman­tè­le­ment des sta­tuts et con­ven­tions col­lec­ti­ves ! 

  •  Exi­geons des salai­res décents et l’appli­ca­tion de tou­tes les dis­po­si­tions de l’accord BINO ! 

  •  Exi­geons le main­tien en ser­vice des hôpi­taux de Marie-Galante, de Capes­terre Belle-eau et du CHU… ! 

  •  Exi­geons des ser­vi­ces publics de qua­lité et un ser­vice public de trans­port per­for­mant ! 

  •  Exi­geons un véri­ta­ble ser­vice public d’appro­vi­sion­ne­ment et de dis­tri­bu­tion de car­bu­rants ! 

  •  Exi­geons la sau­ve­garde des ter­res agri­co­les, le déve­lop­pe­ment de notre pro­duc­tion et com­bat­tons le pro­jet de port en eaux pro­fon­des ! 

  •  Exi­geons un véri­ta­ble ser­vice public de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion de l’eau et un prix uni­que ! 

  •  Refu­sons la des­truc­tion de notre envi­ron­ne­ment et reje­tons le pro­jet du télé­phé­ri­que ! 

  •  Défen­dons notre cul­ture et cons­trui­sons l’école de la réus­site ! 

  •  Exi­geons la prio­rité d’accès aux pos­tes à res­pon­sa­bi­lité pour les cadres Gua­de­lou­péens ! 

  •  Exi­geons un véri­ta­ble plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’inser­tion des jeu­nes ! 

  •  Déve­lop­pons la créa­tion lit­té­raire et artis­ti­que ; 

  •  Encou­ra­geons et valo­ri­sons nos créa­teurs, nos arti­sans et pro­duc­teurs ;

ADAN ON GRAN KONVWA POU KONSTWI GWAD­LOUP

ANSANM ANNOU KONSTWI GWAD­LOUP !!!

LKP, Lap­went, 20 Jan­vyé 2012

lundi 09 janvier 2012

Dékatman-Mas 2012 : Samedi 11 février an lari Bastè déboulé LKP "3 lanné konba kont pwofitasyon"

DEBOULE LKP : “An rouj” - Samedi 11 février 2012 - 3 Lanné konba Kont Pwo­fi­ta­syon

Le regrou­pe­ment, du 20 décem­bre 2008 de 49 orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et cul­tu­rel­les a con­duit à une grève géné­rale qui a duré 44 jours pour con­trer la “Pwo­fi­ta­syon” sur le Peu­ple Gwad­lou­péyen.

Deux ans après, le “Prin­temps Arabe” va démar­rer le 17 décem­bre 2010 dans la Ville de Sidi Bou­zid en Tuni­sie et abou­tir à un ensem­ble de mani­fes­ta­tions popu­lai­res dans de nom­breux Pays du monde Arabe : Egypte, Lybie, Bah­reïn et se pour­suive encore au Yémen et en Syrie.

Si grâce à ces sou­lè­ve­ments popu­lai­res, cer­tains régi­mes dic­ta­to­riaux sont tom­bés, en Gua­de­loupe les reven­di­ca­tions popu­lai­res ont abouti aux accords des 26 février et 4 mars 2009, obli­geant l’Etat fran­çais et le patro­nat à signer entres autre des accords sur l’aug­men­ta­tion des bas salai­res (200 euros) dit Accord BINO, la baisse des pro­duits ali­men­tai­res et du prix des car­bu­rants, ainsi que la mise en place d’un plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’emploi des jeu­nes.

Aujourd’hui, les pwo­fi­tan, le patro­nat, l’Etat, le Con­seil Géné­ral et Con­seil Régio­nal renient leur signa­ture. Dans de nom­breu­ses entre­pri­ses, l’Accord BINO n’est plus appli­qué, les prix des pro­duits ali­men­tai­res, des car­bu­rants, des loyers, de l’eau, de l’élec­tri­cité ne ces­sent d’aug­men­ter. Le plan d’urgence pour la for­ma­tion et l’emploi des jeu­nes n’a jamais vu le jour.

Sym­bo­lisme (Lès­pri a déboulé-la) :

Pour com­mé­mo­rer la troi­sième année du sou­lè­ve­ment du Peu­ple Gwad­lou­péyen “Kont Pwo­fi­ta­syon”, nous deman­dons à tous les par­ti­ci­pants de se revê­tir de vête­ments de cou­leur rouge (sans publi­cité).

“NOU KA-Y O KONBA !”

Maté­riaux (sa-w ni bouz­wen pou déboulé-la) : Vête­ment de cou­leur rouge (sans publi­cité). Un “Bou­tou” (Bran­che d’arbre) à la main, des pan­car­tes por­tant des slo­gans de reven­di­ca­tions.

Groupe Kil­ti­rèl Vou­koum.

lundi 02 janvier 2012

Bon lanné 2012... Communiqué du LKP : Pourquoi les Guadeloupéens contaminés à la chlordécone ne bénéficient - ils pas de la même prise en charge ?

Média­tor – pro­thèse PIP – Chlor­dé­cone

Pour­quoi les Gua­de­lou­péens con­ta­mi­nes a la CHLOR­DE­CONE ne béné­fi­cient-ils pas de la même prise en charge ?

Ils seront nom­breux à nous sou­hai­ter une bonne et heu­reuse année 2012, pleine de joie et de bon­heur. Ils nous sou­hai­te­rons même une bonne santé épi lon­gé­vité sans mor­ta­lité.

Et pour­tant le Minis­tre de l’Agri­cul­ture de la France vient d’auto­ri­ser l’épan­dage aérien de pes­ti­ci­des en Gua­de­loupe comme l‘ont fait avant lui tous les minis­tres de l’agri­cul­ture (de gau­che ou de droite) pour la chlor­dé­cone, il y a quel­ques années et cela dans le silence assour­dis­sant des élus et res­pon­sa­bles poli­ti­ques de Gua­de­loupe.

  •  Au moment où le gou­ver­ne­ment de la France vient de met­tre en place un fonds public d’indem­ni­sa­tion pour les vic­ti­mes du média­tor ou leurs ayants droits géré par l’Office natio­nal d’indem­ni­sa­tion des acci­dents médi­caux (Oniam). Le média­tor serait res­pon­sa­ble de 500 à 2000 décès,
  •  Au moment où le Gou­ver­ne­ment Fran­çais annonce la prise en charge du retrait des pro­thè­ses PIP alors que le lien de cau­sa­lité n’a tou­te­fois pas été éta­bli aux dires des experts.

Pour­quoi les Gua­de­lou­péens con­ta­mi­nés, empoi­son­nés sur déci­sion de l’Etat Fran­çais à la chlor­dé­cone sont-ils tenus res­pon­sa­bles de leur pro­pre empoi­son­ne­ment. Nous aurions donc des pré­dis­po­si­tions géné­ti­ques aux can­cers de la pros­tate et aux can­cers du sein qui détrui­sent cha­que année des dizai­nes de vie. Pour­quoi les Gua­de­lou­péens ne béné­fi­cient-ils pas du même trai­te­ment­que les vic­ti­mes du média­tor ou des pro­thè­ses PIP ?

POU YO, NOU PA MOUN !!!

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe : 

  •  Refu­sons le racisme et le mépris de tous ces escrocs et beaux par­leurs en cos­tu­mes cra­va­tes et tailleurs qui veu­lent nous faire croire qu’ils nous aiment ; 
  •  En 2012, pour­sui­vons la lutte ansanm ansanm kont tout pwo­fi­ta­syon pour de véri­ta­bles chan­ge­ments en Gua­de­loupe ; 
  •  An 2012, tour­nons le dos aux mal­fétè et aux pro­fi­tan.

Pon disou pa pèd – BON LANNE 2012

Gwad­loup sé tan nou – Apa ta yo !

Pou LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA

Lap­went, 01 Jan­vyé 2012

lundi 26 décembre 2011

Communiqué de presse du LKP à propos du procès de Sylvie HAYOT : "Pon disou pa pèd, Nou ké gannyé"

Une affaire bien encom­brante.

Dès le début, le pro­cu­reur demanda le report de l’audience au motif que le tri­bu­nal était chargé en affaire et que cha­cun devait avoir le temps néces­saire pour pré­sen­ter sa plai­doi­rie tout comme lui devait pou­voir faire son réqui­si­toire sans con­trainte. Argu­ments quel­que peu sur­pre­nants car habi­tuel­le­ment, le pré­si­dent du tri­bu­nal n’hésite pas à deman­der aux avo­cats de « limi­ter » leurs inter­ven­tions.

Les avo­cats des pom­piers, celui du SDIS ainsi que les avo­cats de la défense ayant accepté le prin­cipe de pou­voir plai­der sans con­trainte, la pré­si­dente du tri­bu­nal décida de repor­ter l’affaire au Mardi 13 mars 2012 à 14 heu­res.

En vérité, c’est un pro­cès bien encom­brant pour les auto­ri­tés qui ont tout fait pour évi­ter que cette affaire soit jugée. Et c’est grâce au cou­rage des pom­piers (les gen­dar­mes n’ont pas porté plainte) et à la mobi­li­sa­tion des tra­vailleurs et du peu­ple de Gua­de­loupe que ce dos­sier est arri­vée devant le tri­bu­nal.

D’ici là, la pré­ve­nue est auto­ri­sée à aller en France sui­vre une cure de désin­toxi­ca­tion mais demeure sous con­trôle judi­ciaire.

LKP invite les Tra­vailleurs et le Peu­ple de Gua­de­loupe à la plus grande vigi­lancedavwa ladya­blès a yo ka kon­ti­nyé simé mizè, dézo­la­syon é méchansté an péyi annou.

PASÉ ON BON NWÈL AN FANMI, AN ZANMI,

AN SOLI­DA­RITÉ É LAN­MOU

PON DISOU PA PÈD, NOU KÉ GAN­NYÉ !

Pou LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA

Lap­went, 22 Désanm 2011

Jeudi 22 Décembre 2011, Procès Sylvie HAYOT : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront Blanc ou noir" Communiqué et Appel du LKP

“NOU PA MOUN ”

L’affaire de cette jeune femme d’ascen­dance békée, qui causa un acci­dent de la route le samedi 01 octo­bre revient au tri­bu­nal le jeudi 22 décem­bre. Pour rap­pel, cette der­nière s’en était pris vio­lem­ment aux pom­piers venus la secou­rir en les trai­tant de sales nègres, en les frap­pant et même en leur cra­chant au visage. Un gen­darme « de cou­leur » rece­vra même une gifle. Cette dame décla­rait même appar­te­nir à une grande famille ayant ses entrées à l’Ely­sée.

A PA NEN­POT KI MOUN !

Visi­ble­ment, c’est vrai, elle a ses entrées à l’Ely­sée, car com­ment expli­quer qu’elle n’ait pas été mise en garde à vue le soir même ? Qu’ont révélé les tests d’alcoo­lé­mie et de toxi­co­ma­nie ? Elle a été con­duite à l’hôpi­tal psy­chia­tri­que de Saint-Claude afin d’échap­per à toute cette pro­cé­dure. Mais qui a donné cet ordre ? En fait, les gen­dar­mes ont orga­nisé son irres­pon­sa­bi­lité pénale. Autre­ment, com­ment com­pren­dre l’inter­ven­tion du sub­sti­tut du pro­cu­reur qui se trans­forme en véri­ta­ble psy­chia­tre-expert et tente alors de jus­ti­fier et d’expli­quer ces insul­tes racis­tes et ces agres­sions.

JIS­TIS A RAS – JIS­TIS A KLAS

On atten­dait plu­tôt du sub­sti­tut du pro­cu­reur qu’il révèle les résul­tats des tests d’alcoo­lé­mie et de toxi­co­ma­nie. On atten­dait plu­tôt qu’il pré­cise la gra­vité des faits en pré­sen­tant notam­ment ce que pré­voit la loi kon yo ka fè lé sé on sen­di­ka­lis, kon yo ka fè pou on pitit a esk­lav oben on zen­dyen. Mais que pré­voit la loi en l’occur­rence :

  • Inju­res racia­les : Arti­cles 24-7 et 33 de la loi du 29 juillet 1881 : jusqu’à 1 an d’empri­son­ne­ment et 45000 euros d’amen­des ; 
  • Outra­ges : Arti­cle 433-5 ali­néa 1,2 et 3 du code pénal : 6 mois de pri­son et 7500 euros d’amen­des ; 
  • Vio­len­ces volon­tai­res : Arti­cles 222-13-5 bis et 222-13-7 du code pénal : jusqu’à 7 ans d’empri­son­ne­ment et 100000 euros d’amen­des ; 
  • Rébel­lion : Arti­cles 433-6 et 433-7 du code pénal : 1 an d’empri­son­ne­ment et 15000 euros d’amen­des.

Nous l’avons com­pris, un autre indi­vidu, « de cou­leur », n’appar­te­nant pas à une grande famille et n’ayant pas ses entrées à l’Ely­sée, aurait été arrêté, tabassé, mis en garde à vue, mis en exa­men pour tous ces chefs d’accu­sa­tion avec cir­cons­tan­ces aggra­van­tes car il s’agit d’actes envers des dépo­si­tai­res de l’auto­rité publi­que et de per­son­nes char­gées d’une mis­sion de ser­vice public. L’indi­vidu « de cou­leur » aurait été immé­dia­te­ment jugé sui­vant la pro­cé­dure de com­pa­ru­tion immé­diate puis empri­sonné à Fonds Sarail. Et bien entendu cer­tains médias et autres élus, par­ti­cu­liè­re­ment muets sur le sujet actuel, se seraient copieu­se­ment lâchés. Mais là, il s’agit d’une dame appar­te­nant à une grande famille et ayant ses entrées à l’Ely­sée.

MI SA KI PASE MARI­GA­LANT

Diman­che 11 décem­bre, un jeune sta­giaire Marie-Galan­tais est extradé vers la Gua­de­loupe vers 9 heu­res par héli­co­ptère, après 36 heu­res de garde à vue. Durant la garde à vue, il n’aura jamais été vu par un avo­cat. Les gen­dar­mes lui diront ainsi qu’à son père qu’il sera trans­féré en Gua­de­loupe le diman­che matin avec inter­dic­tion de reve­nir à Marie-Galante et qu’il devait trou­ver un loge­ment en Gua­de­loupe avant même sa pré­sen­ta­tion devant le juge. En défi­ni­tive, Il a été placé sous con­trôle judi­ciaire avec obli­ga­tion de se pré­sen­ter cha­que semaine à la gen­dar­me­rie de Baie-Mahault et sur­tout INTER­DIC­TION DE SE REN­DRE A MARIE-GALANTE comme l’avaient indi­qué les gen­dar­mes la veille. Et pour­tant, ce jeune est sta­giaire à l’école de la deuxième chance de Marie-Galante et il réside chez ses parents à Ducos à Marie-Galante.

Lors de sa com­pa­ru­tion devant le juge des liber­tés ce diman­che matin, Il n’a pas non plus été assisté d’un avo­cat. Vers midi, il a été aban­donné sans argent, sans domi­cile devant le tri­bu­nal de Pointe-à-Pitre. Alerté la veille, un parent de la famille le pre­nait en charge. Visi­ble­ment, il n’a pas ses entrées à l’Ely­sée, il n’est que le fils d’un cou­ple de tra­vailleurs Marie-Galan­tais comme beau­coup.

E PAN­NAN­SI­TAN YO KA ANP­WA­ZONE NOU

Bruno LEMAIRE, Minis­tre de l’Agri­cul­ture, a donné l’auto­ri­sa­tion pour des trai­te­ments par épan­dage aérien dans les colo­nies. Une fois de plus, c’est avec le plus grand mépris pour les Tra­vailleurs et les Peu­ples de Gua­de­loupe et Mar­ti­ni­que, que l’Etat Fran­çais accorde une nou­velle déro­ga­tion aux lob­bies des gros plan­teurs de bana­nes. Ainsi, mal­gré l’inter­dic­tion de l’épan­dage aérien en France et en Europe, l’Etat Fran­çais a choisi de dis­tri­buer des déro­ga­tions aux pwo­fi­tan davwa nou pa moun . Et pour se déchar­ger de toute res­pon­sa­bi­lité, l’Etat orga­nise une enquête publi­que « dis­crète voire secrète ». Men pli bèl la ka vini . Cette con­sul­ta­tion n’est qu’un leurre pour nous don­ner l’illu­sion de par­ti­ci­per à un quel­con­que débat démo­cra­ti­que. En vériténou adan on bal makakLa con­sul­ta­tion en Gua­de­loupe se ter­mine le 23 décem­bre et pour­tant le minis­tre de l’agri­cul­ture de la France a d’ores et déjà annoncé la déci­sion d’auto­ri­ser l’épan­dage aérien. Nou pa moun !

Ces pra­ti­ques nous rap­pel­lent tris­te­ment l’empoi­son­ne­ment à la chlo­re­dé­cone. Pour pré­ser­ver les inté­rêts finan­ciers des pwo­fi­tan , l’Etat Fran­çais n’hésita pas à accor­der pen­dant 20 ans, tou­tes les auto­ri­sa­tions et déro­ga­tions néces­sai­res pour nous empoi­son­ner.

E PAN­NAN­SI­TAN kon­gré a Lirèl é Jilo ka méprizé nèg an péyi Gwad­loup.

E BEN WI, « SELON QUE VOUS SEREZ PUIS­SANT OU MISE­RA­BLE, LES JUGE­MENTS DE COUR VOUS REN­DRONT BLANC OU NOIR. »

TRA­VAILLEURS, PEU­PLE DE GUA­DE­LOUPE, ANNOU SAN­BLE DOU­VAN TRI­BI­NAL LAP­WENT

JEUDI 22 DECEM­BRE A 14 HEU­RES

ANNOU SAN­BLE POU KONSTWI ON DOT GWAD­LOUP - PON DISOU PA PED

LKP - Lap­went – 20 Désanm 2011

mardi 20 décembre 2011

Epandage aérien en Guadeloupe : Communiqué de presse du LKP "Non au mépris, Non à l’épandage aérien, Non au téléphérique"

A pro­pos de la déro­ga­tion sur l’épan­dage aérien en Gua­de­loupe

« Le Minis­tre de l’Agri­cul­ture, Bruno LEMAIRE, a annoncé Mardi 13 avoir donné son auto­ri­sa­tion pour des trai­te­ments par épan­dage aérien dans les DOM afin de lut­ter con­tre un cham­pi­gnon qui menace la récolte de bana­nes », selon une dépê­che AFP du même jour. Une fois de plus, c’est avec le plus grand mépris pour les Tra­vailleurs et les Peu­ples de Gua­de­loupe et Mar­ti­ni­que, que l’Etat Fran­çais accorde une nou­velle déro­ga­tion aux lob­bies des gros plan­teurs de bana­nes. Bruno LEMAIRE les auto­rise donc à déver­ser des ton­nes de pro­duits chi­mi­ques nocifs à la santé humaine par voie aérienne et cela dans le but de pré­ser­ver leurs pro­fits finan­ciers.

Ainsi, mal­gré l’inter­dic­tion de l’épan­dage aérien en France et en Europe, l’Etat Fran­çais a choisi de dis­tri­buer des déro­ga­tions aux pwo­fi­tan davwa nou pa moun . Et pour se déchar­ger de toute res­pon­sa­bi­lité, l’Etat orga­nise une enquête publi­que « dis­crè­te­voire secrète » pou pon moun pa vini di yo pa dakò en met­tant un dos­sier à la dis­po­si­tion du public en pré­fec­ture. Dans la pra­ti­que, c’est un véri­ta­ble par­cours du com­bat­tant pour con­sul­ter ce fameux docu­ment.

Men pli bèl la ka vini Cette con­sul­ta­tion n’est qu’un leurre pour nous don­ner l’illu­sion de par­ti­ci­per à un quel­con­que débat démo­cra­ti­que. En vérité, nou adan on bal makak. La con­sul­ta­tion en Gua­de­loupe se ter­mine le 23 décem­bre et pour­tant le minis­tre de l’agri­cul­ture de la France a d’ores et déjà annoncé la déci­sion d’auto­ri­ser l’épan­dage aérien. Nou pa moun !

Ces pra­ti­ques déro­ga­toi­res nous rap­pel­lent étran­ge­ment l’empoi­son­ne­ment à la chlo­re­dé­cone. En effet, pour pré­ser­ver les inté­rêts finan­ciers des pwo­fi­tan , l’Etat Fran­çais n’hésita pas à accor­der pen­dant 20 ans, tou­tes les auto­ri­sa­tions et déro­ga­tions néces­sai­res pour nous empoi­son­ner.

Tra­vailleurs, Peu­ple de Gua­de­loupe : 

  • Refu­sons de lais­ser ces mêmes assas­sins nous tuer encore une fois ; 
  • Refu­sons l’empoi­son­ne­ment des nos ter­res, de nos êtres, de nos vies et de cel­les des géné­ra­tions futu­res ;

Wi 

  • Ce sont les mêmes que l’on retrouve dès qu’il s’agit de pro­fits finan­ciers au mépris de la santé humai­nea­vec la pleine et entière béné­dic­tion de l’Etat et des ins­ti­tu­tions loca­les ; 
  • Ce sont les mêmes qui nous ont empoi­sonné à la chlo­re­dé­cone ; 
  • Ce sont encore les mêmes que l’on retrouve dans le fameux dos­sier du télé­phé­ri­que de la Sou­frière.

Sa yo vlé sé anp­wa­zoné nou, anp­wa­zoné vi a timoun annou é volé tè a Péyi la pou fè lajan. NON, Gwad­loup sé tan nou, a pa ta yo. Nou péké lésé yo fè sa yo vlé an péyi annou.

LKP demande à tous les Gua­de­lou­péens, à tous ceux qui aiment la Gua­de­loupe à s’oppo­ser par tous moyens à la lapi­da­tion de notre patri­moine natu­re­let à l’empoi­son­ne­ment de nos êtres ;

NON AU MEPRIS – NON A L’EPAN­DAGE AERIEN – NON AU TELE­PHE­RI­QUE

Pou LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Elie DOMOTA

Lap­went, 13 Désanm 2011

mardi 06 décembre 2011

Marigalant Gwadloup Menm Konba : Appel du LKP pour la poursuite de la mobilisation "Marigalant Péyi Doubout"

LIYAN­NAJ KONT PWO­FI­TA­SYON

Mari­ga­lant Gwad­loup menm konba

4000 per­son­nes (sur une popu­la­tion totale de 12000 habi­tants) ont mar­ché fiè­re­ment dans les rues de grand Bourg dans le cadre de l’Opé­ra­tion MARIE-GALANTE DOU­BOUT le jeudi 1ier Décem­bre 2011. An zanmi, an fanmi , tous étaient là pour refu­ser la mort de Marie-Galante et de ceux qui y vivent. Tous, ils exi­gent notam­ment :

  • Le main­tien de tou­tes les acti­vi­tés de l’hôpi­tal ; 
  • Le main­tien de l’indus­trie sucrière et rhu­mière ; 
  • La mise en place de mesu­res dans le cadre de la con­ti­nuité ter­ri­to­riale ;
  • La mise en place d’un véri­ta­ble dis­po­si­tif en matière d’emploi et de for­ma­tion ;
  • L’arrêt de la pwo­fi­ta­syon sur les prix de l’eau et des mar­chan­di­ses ;
  • Le main­tien des ser­vi­ces publics et l’égal accès de tous….

Depuis, les mani­fes­tants cam­pent devant la mai­rie de Grand bourg et exi­gent l’ouver­ture de négo­cia­tions sur leurs reven­di­ca­tions.

LKP :

  • Apporte son sou­tien sans faille aux tra­vailleurs et au peu­ple de Marie-Galante en lutte ;
  • Exhorte les tra­vailleurs et le Peu­ple de Marie-Galante à pour­sui­vre le com­bat jusqu’à la vic­toire ;
  • Con­damne le mépris affi­ché par le Pré­fet, les pré­si­dents du con­seil géné­ral et régio­nal, les élus et la minis­tre des colo­nies ;
  • Invite les Gua­de­lou­péens à sou­te­nir la lutte des Marie–Galan­tais car défen­dre Marie-Galante c’est défen­dre la Gua­de­loupe, c’est nous défen­dre.

Par­ti­ci­pons mas­si­ve­ment au

· MEE­TING DE SOLI­DA­RITE JEUDI 08 DECEM­BRE 2011 A 19H00 DEVANT LE PALAIS DE LA MUTUA­LITE

· A LA MANI­FES­TA­TION VEN­DREDI 09 DECEM­BRE A 09H00 DANS LES RUES DE GRAND BOURG

· MEE­TING D’INFOR­MA­TION MARDI 13 DECEM­BRE A 19H00 AU MOULE

NON AU MEPRIS

ANSANM NOU KA LITÉ, ANSAMN NOU KÉ GAN­NYÉ,

LKP, Lap­went, 01 Désanm 2011

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